FAQ

Vous trouverez ci-après des déclarations et des réponses rédigées de façon concise pour les questions fréquemment posées (FAQ) en prévision ou dans le cadre de la campagne prévue « Smarter Medicine », ainsi que des informations complémentaires concernant les faits, contextes, fondements et valeurs de cette campagne. Ces informations seront en permanence actualisées et modifiées.

Les recommandations de « Smarter Medicine » des caisses-maladie suisses ne risquent-elles pas de servir à l’avenir à créer des listes noires fictives de « prestations non couvertes »?

Le bien des patients est toujours au centre de ces recommandations. La SSMI rejette clairement les spéculations autour de la création de listes noires par les caisses-maladie. Une réduction des dépenses dans le domaine de la santé suisse ne doit pas se faire au détriment des patients.

Quels sont les incitations qualitatives et quantitatives prévues dans le cadre de la campagne « Smarter Medicine » pour une mise en œuvre réussie des recommandations des médecins ?

Le système de rémunération des prestations médicales, tel qu’il est conçu actuellement, encourage plutôt à solliciter des prescriptions et prestations médicales en tout genre, car c’est ce qui permet aux prestataires de gagner de l’argent. Le dialogue avec les patients, essentiel pour la mise en œuvre des recommandations en question, n’est en revanche pas assez indemnisé. Les auteurs de la campagne s’engagent pour que les médecins soient formés en conséquence au contact avec les patients, et que dans le futur, une « inaction », lorsqu’elle s’avère judicieuse et plausible, puisse être rémunérée au même titre que les prestations, sans que n’en résultent des coûts supplémentaires pour le système de santé suisse. Les économies réalisées grâce aux recommandations « Smarter Medicine » pourront bénéficier à d’autres secteurs de la médecine.

Sera-t-il possible de convaincre rapidement et de manière non bureaucratique les patients des avantages de ces recommandations ?

En Suisse aussi, « Les bonnes choses prennent du temps ». Changer l’attitude et le comportement de toutes les parties intéressées devra se faire dans le respect mutuel, et prendra du temps et de la patience. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, ni sans incitations conséquentes. La campagne « Smarter Medecine » encourage un dialogue commun et fructueux entre toutes les personnes concernées et les prestataires médicaux.

Ces recommandations vont-elles assez loin et ne manquent-elles pas de réel impact jusqu’ici ?

Les médecins traitants connaissent déjà plusieurs des interventions en question (liste Top 5) qu’il convient d’éviter et appliquent déjà nos recommandations dans la pratique. Mais ce n’est-là que le début du débat sur le sujet « Less is more ». La Société suisse de médecine interne générale (SSMI) prévoit d’ores et déjà d’émettre une série de nouvelles recommandations dans le domaine hospitalier en 2015. Elle espère que d’autres organismes et sociétés de médecine spécialisée entreprendront également des efforts similaires.

Une campagne comme « Smarter Medicine » est-elle absolument nécessaire ?

L'expérience d'autres pays a montré que les médecins, les patients, le personnel soignant et d'autres groupes concernés savent apprécier ce type d'informations claires et transparentes pour prendre des décisions éclairées.

Sur quoi se basent globalement les recommandations de la campagne ?

Principalement sur des études nationales et internationales, ainsi que sur l'objectif d'une médecine durable, efficiente et basée sur des preuves scientifiques.

Quels ont été les principaux critères pour déterminer la liste « Top 5 » actuelle ?

Les preuves, la pertinence, la fréquence et les répercussions des recommandations correspondantes. Mais la priorité est d'assurer le bien-être du patient et de contribuer à renforcer la qualité du système de santé suisse.

Les recommandations de la campagne sont-elles somme toute éthiques et socialement acceptables ?

Cette campagne a pour objectif le bien-être des patients. C'est ce qui prévaut dans toutes les activités de « Smarter Medicine ». Les valeurs fondamentales sur le plan social et éthique ont été prises en compte lors de l'élaboration et sont en permanence intégrées dans le processus et dans le dialogue entre les décideurs et les personnes concernées. L'homme est au cœur de la campagne et ce, en tenant compte de toutes ses facettes, de tous ses besoins et de tous ses désirs.

Les options du patient se trouveront-elles limitées du fait des recommandations de la campagne ?

En aucun cas. Le patient dispose de la même liberté de choix qu'auparavant. Ce qui est nouveau, c'est qu'il peut désormais décider en concertation avec son médecin ce qui lui apporte plus de préjudices que de bénéfices et comment éviter des problèmes pour tous les intéressés.

La campagne « Smarter Medicine » va-t-elle favoriser le rationnement des prestations médicales ?

Non. Le patient ne sera privé de rien. Aucune économie ne sera réalisée à ses dépens. Au contraire, le patient aura plus d'informations de base pour prendre une décision personnelle. Le médecin le conseille et l'accompagne à cet égard.

Le patient aura-t-il une voix dans le cadre de la campagne ?

La décision relative au traitement choisi a lieu dans le cadre d'un dialogue ouvert et mutuel entre les patients et leurs médecins. Le patient sera renforcé dans ses capacités, et en aucun cas privé de parole.

Ce qui avait cours avant n'est-il plus valable ? Les recommandations précédentes étaient-elles erronées ?

Dans l'ensemble, ce qui s'appliquait auparavant est toujours valable. Mais il convient d'en faire périodiquement un examen critique du fait des critères et conditions générales actuels s'agissant de la qualité et du bien-être des patients. S'il y a lieu, de nouvelles solutions efficaces, durables et tolérables sont recherchées de façon collégiale, interprofessionnelle et interdisciplinaire.

La campagne est-elle une nouvelle fois une action isolée ? Du reste, a-t-elle des répercussions sur le système de santé suisse ?

La campagne « Smarter Medicine » s'inscrit dans le cadre de la prise de position de l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM): «Un système de santé durable pour la Suisse» et se fonde sur ses valeurs et objectifs. Il s'agit d'une composante importante de la feuille de route prévue par l'ASSM dans cette optique. En outre, les organisations de patients suisses ont été intégrées à la préparation et à la mise en œuvre de la campagne. Par ailleurs, diverses instances décisionnelles du monde politique, scientifique et économique ont été activement informées et engagées par la SSMI en prévision de la campagne. De ce fait, les idées et fondements du projet ont été largement acceptés et soutenus.

Comment la collaboration avec d'autres acteurs du système de santé suisse est-elle prévue dans le cadre de la campagne ?

A l'heure actuelle, la Société Suisse de Médecine Interne Générale collabore déjà avec d'autres acteurs importants du système de santé suisse: hôpitaux, cabinets médicaux, personnel soignant, mais aussi d'autres institutions importantes du système de santé suisse comme l'Académie suisse des sciences médicales ou la Fédération suisse des patients. La SSMI espère que la campagne servira de modèle à un engagement comparable d'autres sociétés médicales spécialisées ou institutions centrales du système de santé suisse et attirera l'attention des personnes clés de la sphère politique, scientifique, économique et administrative.

La campagne « Smarter Medicine » sera-t-elle à l'origine de coûts supplémentaires pour les patients ?

Non, l'idée est que les patients et leurs proches puissent surtout mieux décider en toute connaissance de cause ce qui leur apporte plus de bénéfices.

Qu'attendent les internistes généralistes d'une telle campagne ?

Différentes choses: un effet positif durable pour le bien-être du patient, une qualité améliorée du système de santé suisse, un dialogue approfondi entre le corps médical, les patients et les soignants, et bien sûr une sensibilisation aux efforts et à l'engagement des internistes généralistes et des généralistes exerçant à l'hôpital et en cabinet.